Football : Monaco solide, l'énigme marseillaise, Lionel Messi au rendez-vous... Ce qu'il faut retenir des clubs français en Europe à mi-parcours

Après trois journées en Ligue des champions, Ligue Europa et Ligue Europa Conférence, le bilan des clubs français est positif.

Article rédigé par
Elio Bono - franceinfo: sport
France Télévisions
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Temps de lecture : 4 min.
Karl Toko Ekambi, jeudi 21 octobre lors de son doublé sur la pelouse du Sparta Prague (4-3). (MICHAL CIZEK / AFP)

Après trois journées, c'est l'heure de tirer les premiers enseignements des phases de poules pour les clubs français. Le PSG et Lille en Ligue des champions, Lyon, Marseille et Monaco en Ligue Europa, sans oublier Rennes en Ligue Europa Conférence ont, chacun, connu des fortunes diverses. Globalement, le bilan est très satisfaisant : en dix-huit rencontres, une seule défaite a été engrangée. Franceinfo: sport revient sur les moments forts de ces matchs aller.

La surprise : Monaco, solide loin du Rocher

Dans quel état les Monégasques allaient-ils aborder cette Ligue Europa, après un début de saison raté et une élimination frustrante en Ligue des champions face au Shakhtar Donetsk ? Les doutes étaient permis, d'autant que leur groupe B ne s'apparentait pas à une partie de plaisir.

Mais après trois matchs, les interrogations sont levées. L'ASM n'a pas toujours rayonné, mais les joueurs de Niko Kovac trônent à la première place de leur poule. Surtout, Monaco, si inconstant en championnat (10e), s'est montré particulièrement solide à l'extérieur, obtenant le nul contre la Real Sociedad (1-1) avant de l'emporter à Eindhoven (2-1). Prometteur pour les Monégasques, qui devront tout de même confirmer à Louis-II (où ils ont déjà disposé du Sturm Graz).

La déception : le réservoir des Dogues est déjà vide

Les premières sorties ont confirmé les craintes entrevues par les supporters lillois cet été : non, le LOSC n'a pas le niveau pour jouer un rôle en Ligue des champions. Ou du moins, il n'a rien fait pour prouver le contraire. Avec une attaque en panne, les Dogues n'ont pas été capables de grappiller la moindre victoire : deux 0-0 contre Wolfsbourg - réduit à dix pendant une demi-heure - puis Séville, entrecoupés d'une défaite inquiétante à Salzbourg.

Rien n'est rédhibitoire pour les Nordistes, mais la tâche s'annonce ardue, avec deux déplacements et la réception du leader autrichien (7 points). Les regrets sont déjà de mise, d'autant que Lille a hérité d'une poule abordable sur le papier et très homogène dans les faits - quatre nuls en six rencontres disputées. Le sort aurait-il été différent si Christophe Galtier était resté, ou si un entraîneur plus expérimenté que Jocelyn Gourvennec - néophyte à ce niveau - avait été embauché ? Il est permis de le penser.

L'énigme : la folie marseillaise ne s'exporte pas

On peut proposer l'un des spectacles les plus divertissants en Ligue 1, avec dix-huit buts et quelques matchs de folie, et se montrer insipide en Ligue Europa. L'Olympique de Marseille en est la preuve : la deuxième attaque du championnat est en panne en Europe, avec un seul petit but - sur penalty - face au Lokomotiv Moscou.

L'effectif phocéen est-il suffisamment taillé pour briller sur deux tableaux ? Le nul poussif contre Galatasaray (0-0) n'a pas levé les doutes. Quant au nouveau score vierge concédé à Rome, il empêche les joueurs de Jorge Sampaoli de décoller. Trois nuls en autant de sorties, le rythme ne suffit pas pour s'extirper de cette poule E coriace.

Le but : et soudain, Messi fit chavirer le Parc

Mardi 28 septembre, 22h35. Le Parc des Princes est crispé. Mené 1-0, Manchester City multiplie les offensives sur la cage parisienne. Le PSG fait le dos rond, et lance une contre-attaque par Lionel Messi, dans le rond central. Profitant de l'appel d'Achraf Hakimi, la Pulga accélère et s'appuie sur Kylian Mbappé. Une remise dans le bon tempo plus tard, l'Argentin décoche une frappe limpide du gauche qui se niche dans la lucarne d'Ederson.

L'enceinte exulte : après 264 minutes sous la tunique rouge et bleue, Messi inscrit son premier pion avec Paris. Loin d'être anecdotique, ce superbe but sécurise la victoire des siens. Au moment du bilan, le souvenir éclipse, l'espace d'un instant, les deux sorties plus que moyennes du PSG contre Bruges (1-1) et Leipzig (3-2). L'essentiel est ailleurs : avec sept points, Paris fonce vers les huitièmes.

Le joueur : Karl Toko-Ekambi et Lyon indomptables

Appelez-le "monsieur Ligue Europa". En trois sorties, Karl Toko Ekambi (29 ans) a inscrit cinq buts et délivré deux passes décisives. Le Camerounais porte un Olympique lyonnais largement dominateur dans sa poule (seule équipe avec West Ham à avoir remporté ses trois matches). Récompensé du "plus beau but de la journée" par l'UEFA contre les Rangers (2-0) en ouverture, l'ailier gauche a été élu "joueur de la deuxième journée" après son doublé face à Brondby (3-0).

Jeudi, Toko-Ekambi a, une nouvelle fois, offert la victoire à Lyon en inscrivant un doublé à Prague (4-3). Ou comment confirmer un retour en grâce, marqué par deux buts sur ses trois dernières sorties en Ligue 1 et un saut de l'OL au classement.

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