Affaire de la sextape : l'avocat de Karim Benzema dénonce "une enquête à charge" et demande la relaxe de son client

Le parquet a requis une peine de dix mois de prison avec sursis contre Karim Benzema vendredi.

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France Télévisions
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 (THOMAS SAMSON / AFP)

C'est au troisième et dernier jour du procès qu'il a pu prendre la parole. L'avocat de Karim Benzema, Me Antoine Vey, a dénoncé vendredi 22 octobre, une "enquête à charge" contre la star du Real Madrid. La veille, le parquet a requis 10 mois de prison avec sursis.

La relaxe demandée pour Benzema

Le dossier a été construit sur le "ressenti" de la victime présumée Mathieu Valbuena, a-t-il argué lors de sa plaidoirie, dénonçant les "hypothèses et les spéculations" avancées par l'accusation. Me Antoine Vey a demandé la relaxe pour son client. 

"L'élément intentionnel de l'infraction" reproché à l'attaquant de 33 ans, à savoir la complicité de tentative de chantage, n'est pas caractérisé, a-t-il martelé à la barre. "On peut se demander ce qui intéresse vraiment les Français dans cette affaire ? Le sexe ? L'argent ? Le football ? Pas la chose judiciaire en tout cas", a-t-il plaidé.

"On n'a jamais dit qu'il était bienveillant (...) mais ce n'est pas une infraction pénale"

Me Antoine Vey, avocat de Karim Benzema

à l'AFP

Revenant sur la conversation téléphonique entre Benzema et son ami d'enfance Karim Zenati, au cours de laquelle tous deux se moquent de Valbuena après que Benzema lui a parlé, l'avocat a reconnu que la star du Real Madrid n'était "pas dans la contrition la plus absolue".

Le délibéré attendu dans l'après-midi

Jeudi lors de son réquisitoire, la procureure Ségolène Marés a estimé que les écoutes prouvent que Benzema "s'inclut dans cette équipe et s'associe dans ce projet" de tentative de chantage autour d'une vidéo intime. En plus des 10 mois de prison avec sursis, l'accusation a requis une amende de 75.000 euros contre l'attaquant de l'équipe de France, candidat au Ballon d'or et absent du procès.

Lors des autres plaidoiries de la défense, Me Tewfik Bouzenoune, l'avocat de l'intermédiaire Younes Houass (contre qui le parquet a demandé 18 mois de prison avec sursis) a également regretté que ce soit "le ressenti de la victime qui conditionne les négociations".

Le délibéré devrait être rendu dans l'après-midi. Le ministère public a requis des peines allant de 18 mois avec sursis à quatre ans de prison contre les quatre autres prévenus de cette affaire.

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