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Essai clinique de Rennes : une information judiciaire pour "homicide involontaire"

Pour déterminer les raisons du décès d'un volontaire à Rennes, en janvier dernier, le parquet a ouvert mardi une information judiciaire contre X pour homicide et blessures involontaires. Il s'agit de déterminer s'il y a eu des fautes pénales.
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Radio France
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 (Un volontaire, ayant participé en janvier à un essai clinique à Rennes mené par le laboratoire Biotrial, est décédé © MaxPPP)

L'information judiciaire ouverte mardi par le parquet de Paris devra déterminer si des fautes de nature pénale ont contribué de manière certaine au décès et aux blessures des victimes, ou si les faits, dans le contexte de tests menés par le laboratoire Biotrial, s'inscrivent dans le cadre d'un aléa scientifique.

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Les effets de la molécule à l'étude

Un des volontaires était mort lors de l'essai d'une molécule, en janvier dernier et cinq autres personnes avaient dû être hospitalisées. Selon les premiers éléments de l'enquête, six personnes ont bien été exposées à la molécule, mais des "facteurs endogènes, propres à chaque volontaire de la cohorte" pourraient expliquer les effets différents produits sur chacun des six volontaires. En l'état de l'enquête, précise le parquet de Paris dans son communiqué, "la molécule-test apparaît en cause mais le mécanisme physiopathologique déclenché demeure encore inconnu à ce jour".

Plusieurs éléments importants sont aussi révélés. Le produit administré aux six volontaires ne comportait pas d'autre substance qui aurait pu altérer la molécule testée, et la victime décédée était porteuse "bien avant sa participation à l'essai, d'une pathologie vasculaire endocrânienne occulte" qui pourrait expliquer "l'issue fatale la concernant".

Enfin, le parquet précise qu'en l'état des investigations, "les essais effectués sur les animaux ne semblaient pas pouvoir laisser présager les effets indésirables chez l'être humain". Les doses auxquelles les animaux étaient en effet très fortes et sur de longues périodes, alors que l'accident s'est produit à l'issue d'une exposition des volontaires humains "à des doses bien moindres et sur une durée réduite."

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