Covid-19 : des autotests seront distribués aux élèves de 6e à partir de lundi, annonce Jean-Michel Blanquer

Ces autotests seront à effectuer "en famille", précise le ministre de l'Education. Les dépistages dans les établissements continueront par ailleurs.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Le ministre de l'Eucation nationale, Jean-Michel Blanquer, le 10 novembre 2021. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Invité de France Inter, vendredi 26 novembre, le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé "la distribution d'autotests aux élèves de 6e, correspondant à deux autotests par semaine". "Donc on va donner une boîte de 10 autotests valant pour cinq semaines aux élèves de 6e", et ce "à partir de lundi" [29 novembre], a-t-il précisé.

>>> Cinquième vague de Covid-19 à l'école : quatre questions sur les nouvelles règles en cas de test positif d'un élève de primaire

La plupart des élèves de 6e ont moins de 12 ans et ne sont donc pas éligibles à la vaccination. Ces autotests seront à effectuer "en famille", précise le ministre de l'Education. Cette annonce intervient alors que le protocole sanitaire ne change pas au collège et au lycée.

Plus de fermeture de classe systématique en primaire

À l'école primaire, en revanche, un nouveau protocole sanitaire entre en vigueur, progressivement à partir de ce lundi et avec pour objectif d'être généralisé dès le lundi 6 décembre. Les classes ne fermeront plus automatiquement dès la détection d'un cas positif parmi les élèves. Ils devront désormais tous se faire dépister, à la détection d'un cas. Les élèves testés négatifs pourront revenir en classe, ceux testés positifs seront renvoyés chez eux durant sept jours.

Jean-Michel Blanquer a annoncé par ailleurs que 8 890 classes étaient fermées ce jeudi, soit 1,70% des classes en France, pour l'essentiel à l'école primaire. Il s'agit d'un record depuis la rentrée de septembre.

Malgré un taux d'incidence multiplié par six chez les moins de 10 ans depuis la semaine du 26 octobre au 1er novembre, selon Santé publique France, Jean-Michel Blanquer justifie le relatif assouplissement du protocole sanitaire en vigueur à l'école primaire, expliquant que "l'expérimentation [du nouveau protocole sanitaire] depuis début octobre, dans dix départements, a bien marché dans certains endroits, avec des résultats intermédiaires très significatifs."

Les tests dans les écoles continuent

Par ailleurs, le ministre de l'Education nationale précise que les parents ou les enfants devront bien présenter "le test négatif" à leur enseignant ou à la direction de l'école pour pouvoir aller en cours, si un de leurs camarades a été testé positif. Une attestation sur l'honneur ne sera pas acceptée.

Ce nouveau protocole sanitaire devrait mécaniquement augmenter le nombre de tests réalisés en France, mais "ça ne surchargera pas le système", assure Jean-Michel Blanquer, qui ajoute que "des tests continueront d'être menés dans les écoles", notamment dans les établissements isolés et défavorisés.

Des syndicats enseignants critiquent le manque de tests réalisés chaque semaine dans les établissements scolaires. Le ministère de l'Education nationale comptabilise actuellement 200 000 tests, soit trois fois moins que l'objectif annoncé par Jean-Michel Blanquer à la rentrée de septembre. Il promettait 600 000 tests hebdomadaires.Ce déficit s'explique notamment par le fait que seuls 50% des tests proposés aux élèves sont effectivement effectués, selon les données du ministère de l'Education nationale. De nombreux parents refusent notamment de voir tester leurs enfants à l'école.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Education

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.