Variant Omicron : les espoirs des compagnies aériennes douchés par la propagation de la nouvelle variante du Covid-19

Deux semaines seulement après la réouverture des frontières américaines, la cinquième vague de Covid et les incertitudes liées au nouveau variant Omicron assombrissent les espoirs du secteur aérien pour la fin d'année.

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Radio France
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Des avions des compagnies low-cost Easyjet, Ryanair et Condor sur le tarmac de l'aéroport de Schoenefeld, près de Berlin, en Allemagne, le 24 août 2020. (JOHN MACDOUGALL / AFP)

Fauchées en plein envol : les compagnies aériennes voyaient les chiffres de la fin de l'année scintiller comme des sapins de Noël. Leurs espoirs étaient portés par la reprise du trafic depuis la mi-2021, mais deux semaines après la réouverture en fanfare de la frontière aérienne américaine, la tendance revient de nouveau aux interruptions de vols sur certaines destinations à cause de la propagation du variant Omicron du Covid-19. Le Maroc a ainsi cessé ses liaisons aériennes avec la France qui, de son côté, fait de même avec sept pays d'Afrique. Les compagnies aériennes redoutent une fin d'année difficile et même au-delà.

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Le croche-pied est brutal. Et c'est Micheal O'Leary, le patron de Ryanair, la plus grosse compagnie européenne, qui dresse le constat dans une interview vidéo donnée à Eurocontrol, l'organisme européen de contrôle aérien. "Jusqu'au week-end dernier, tout se passait bien, indique-t-il. Mais cela s'est dégradé la semaine dernière : le confinement en Autriche, les Pays-Bas et l'Allemagne qui sont à nouveau inquiets."

"Je pense qu'on va avoir une période incertaine d'ici Noël et après... C'est à dire au pire moment de la saison, quand les gens commencent à planifier leurs vacances d'été."

Micheal O'Leary, PDG de Ryanair

Eurocontrol voit déjà le coup de frein : une diminution du nombre de vols dans le ciel européen : 20 000 vols fin novembre contre 25 000 mi-septembre. Et cela s'accélère après les vacances de la Toussaint  Les compagnies françaises sont particulièrement concernées à cause de la situation aux Antilles. "Les ventes jusqu'à Noël sont actuellement freinés, soupire Marc Rochet, patron d'Air Caraïbes et de French Bee. On avait une montée en puissance progressive des routes jusqu'aux vacances scolaires, qu'elles soient de Noël ou de Pâques. On ne vend plus grand-chose sur ces périodes : les gens sont passés dans l'attentisme."

Pour le moment, les perspectives restent bonnes sur Saint-Domingue et sur l'Amérique du Nord. Mais les compagnies aériennes conservent leur capacité à adapter leur trafic selon les circonstances, avec des possibilités d'annuler ou de reporter les billets.

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