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Protocole sanitaire dans l'éducation : "Il faut arrêter de faire de l'école un sanctuaire qui ne ressemble pas au reste du monde", affirme une fédération de parents

"Aujourd'hui, on fait beaucoup de mal à toute une génération d'enfants", a estimé la présidente de la Peep du Val-de-Marne, qui plaide donc pour un assouplissement des mesures sanitaires dans les écoles.

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Radio France
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Une classe à Noiron-sous-Gevrey (Côte-d'Or). (STÉPHANIE PERENON / RADIO FRANCE)

"Il faut arrêter de faire de l'école un sanctuaire qui ne ressemble pas au reste du monde", a estimé Myriam Menez, présidente de la Peep (fédération des parents d’élèves de l’enseignement public) du Val-de-Marne, invitée de franceinfo mercredi 10 juin. Il est, selon elle, "urgent" d'"assouplir" le protocole sanitaire actuellement en vigueur dans les écoles en raison de l’épidémie de coronavirus.

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"D'autant qu'il y a beaucoup de municipalités qui vont chercher jusqu'au petit détail pour s'en servir pour ne pas ouvrir. On voit des choses extrêmement ubuesques, comme de dire que le protocole interdit d'ouvrir les salles qui sont dans les étages parce qu'il n'y a pas deux escaliers. Nous, on l'a lu et relu, on ne l'a jamais vu écrit nulle part", a accusé Myriam Menez, qui souhaite que davantage d’enfants puissent retourner en classe.

Quand on vous fait voir ces gamins qu'on maintient à trois ou quatre mètres les uns des autres dans les cours de récréation, alors qu'après, ils rentrent main dans la main jusqu'à la maison, on s'interroge.

Myriam Menez, présidente de la Peep du Val-de-Marne

à franceinfo

"Il faut arrêter de faire de l'école un sanctuaire qui ne ressemble pas au reste du monde. Normalement, l'école, c'est l'apprentissage de la vie et de la vraie vie. On sait en plus que les enfants sont très peu concernés par le virus. Aujourd'hui, on fait beaucoup de mal à toute une génération d'enfants, voire à plusieurs générations d'enfants", a mis en garde Myriam Menez.

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