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"Je suis encore vivante et la tête solide" : à 106 ans, Marthe a survécu au coronavirus

"Je ne me suis pas rendu compte de mon état", reconnaît cette centenaire qui vit dans une maison de retraite à Sucy-en-Brie (Val-de-Marne).

Article rédigé par
Victor Vasseur - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
"Je ne suis pas une douillette", rappelle Marthe, qui fera 107 ans cet été. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

On devine son sourire derrière son masque. Marthe, 107 ans cet été, est emmitouflée dans sa veste bleue et rouge, pour ne pas attraper froid. Aujourd'hui, elle va bien mieux. Dans la maison de retraite où elle vit, à Sucy-en-Brie (Val-de-Marne), elle a passé plusieurs jours avec de la fièvre, des maux de tête, des frissons, des pertes d'appétit, avant d'être placée sous oxygène quelques jours. Puis elle a résisté au coronavirus.

Moi je ne suis pas douillette, je ne regarde pas un petit truc de rien du tout, je suis mon chemin.

Marthe

à franceinfo

"On mettait des poubelles devant chez vous pour mettre les déchets. Il y avait tout un protocole. On venait habillés entièrement en tenue", lui rappelle Cindy, une soignante de 27 ans, qui était à ses côtés.

"Je ne me suis pas rendu compte de mon état, je ne me voyais pas gravement malade. Je suis encore vivante et la tête solide", assure-t-elle. Elle se souvient bien mieux du confinement et de ses restrictions. Elle qui aime sortir prendre l'air, aller discuter avec les autres résidents.

On ne pouvait même pas mettre le pied dehors, c'est inadmissible. Ça me manque d'avoir du monde autour de moi pour pouvoir parler.

Marthe

à franceinfo

Et aujourd'hui, ce qu'elle ne supporte plus, c'est de porter un masque. Marthe impressionne par son courage. Elle a même reçu des colis d'anonymes pour la soutenir, des cartes, du chocolat.

"À 106 ans, sans le coronavirus, c'est déjà épatant, surtout quand on voit son dynamisme, explique Cindy, qui travaille depuis neuf ans dans cette maison de retraite comme aide médico-psychologique. "Donc c'est sûr que quand on se retrouve face à elle, isolée et fatiguée, notamment à vouloir dormir beaucoup, on s'est adapté. Quelqu'un l'accompagnait pour le repas, pour être sûr qu'elle mange bien, lui faire un lien social aussi, parce que ça aide quand on est malade."

Dans cet Ehpad, près de 40% des résidents ont eu le Covid-19, mais aucun n'en est mort. 

Le Covid-19 à 106 ans : écoutez le reportage de Victor Vasseur
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