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La malnutrition devient la "nouvelle norme" dans le monde

La communauté internationale ne réussira pas à mettre fin à la malnutrition d'ici à 2030 si elle n'agit pas plus vigoureusement, estiment les auteurs du Global Nutrition Report, établi par un groupe d'experts internationaux.

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France Télévisions
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Une consultation à la clinique des Terrasses, à Niort (Deux-Sèvres), le 23 mars 2016. (BURGER / PHANIE / AFP)

"Nous vivons dans un monde où être mal nourri est la nouvelle norme." C'est le constat des auteurs du Global Nutrition Report (en anglais), publié mardi 14 juin. L'obésité progresse presque partout, tandis que la dénutrition persiste dans les pays les plus pauvres. Au moins 57 des 129 pays étudiés présentent des niveaux élevés tant de sous-nutrition (en particulier le retard de croissance et l'anémie) que d'obésité et de surpoids chez l'adulte, note cette étude, qui fait un état des lieux annuel des objectifs de nutrition pris en 2013 par les membres de l'OMS à l'horizon 2025.

Le document souligne que l'obésité et le surpoids progressent dans chaque région du monde et pratiquement chaque pays, ce qui représente "un défi colossal". Le nombre d'enfants de moins de 5 ans en surpoids approche désormais le nombre de ceux qui affichent un trop faible poids par rapport à leur taille.

Un chiffre d'autant plus inquiétant que la malnutrition est responsable de près de la moitié des décès des enfants de moins de 5 ans. Conjuguée à des régimes alimentaires inadaptés, elle constitue le premier risque de santé publique, selon le rapport.

Enrayer la malnutrition nécessiterait 62 milliards d'euros 

"Nous sommes mal partis pour atteindre les objectifs de l'ONU en matière de nutrition", estime le groupe d'experts internationaux auteur du rapport, financé par des fondations philanthropiques et des organisations publiques. Les Nations unies ont fixé dans leurs objectifs de développement durable en 2015 de "mettre fin à toute forme de malnutrition" d'ici à 2030.

Il faudrait consacrer 70 milliards de dollars (62 milliards d'euros) pour atteindre les objectifs en matière de retard de croissance, de malnutrition sévère, d'allaitement et de baisse de l'anémie.

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