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Oui, l'économie française a des capacités de rebond

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Pour François Hollande, "la responsabilité des politiques n'est pas de lancer des SOS et de quémander des votes, mais de donner envie que le pays avance en obtenant des résultats sur le front économique". Malgré les plans sociaux à répétition annoncés ces derniers mois et derniers jours, on peut encore avoir confiance en l'économie française. Explications.
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Radio France
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Je ne voudrais pas vous paraître d'un optimisme béat mais la réponse est clairement oui ! Il suffit de gratter un peu pour découvrir les pépites. Adepte depuis toujours de la psychologie positive, le Président de la République François Hollande se montre en ce moment assez sûr de sa bonne étoile. C'est du moins ce que confient certains économistes, "visiteurs du soir" à l'Elysée comme l'on dit. Optimiste forcené, pifomètre affuté ou réflexion ancrée dans la réalité... le cuisant échec de la gauche, et surtout la percée du Front National dimanche dernier à Brignoles, a été un électrochoc. Le Chef de l'Etat l'a martelé hier lors de sa visite dans la Loire : "la responsabilité des politiques - a-t-il dit - n'est pas de lancer des SOS, de quémander des votes, mais de donner envie que le pays avance en obtenant des résultats sur le front économique". Sur ce point, on ne peut qu'être d'accord avec le Président.


Pas d'optimisme béat dites-vous... la question est quand-même de savoir si ces capacités de rebond existent réellement*

Bien sûr qu'elles existent. C'est difficile à entendre quand on est sur le carreau, victime du chômage, sans aucun espoir. Il y a ALCATEL-LUCENT ; les riches toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres ; la régulation bancaire qui n'arrive pas à tordre le cou à la finance folle, ces milliards de milliards de dollars et d'euros mis en circulation par les banque centrales, soit disant pour soutenir l'économie, mais que l'on retrouve dans la spéculation. Et pour couronner le tout : le shutdown américain... la possible cessation de paiement des Etats-Unis dont certains voient déjà le spectre planer sur la France.

Et face à cela, qu'opposez-vous ?

Que ne parle-t-on de nos leaders industriels mondiaux dans le luxe, la pharmacie, l'énergie, les transports ? Quotidiennement, AIRBUS taille des croupières à Boeing (on vient de le voir au Japon). La France reste la cinquième destination pour les investisseurs internationaux, nous sommes troisième au classement mondial en terme d'innovation grâce à la dynamique des brevets déposés par nos industriels, sans parler de notre dynamique démographique qui fait saliver jusqu'en Allemagne.

Vous voulez dire que tout cela s'entretient... il faut faire plus de pédagogie

Surtout, cessons de broyer du noir et de nous lamenter sur notre sort. Il y a quelques jours, dans son édito politique matinal sur France Info, Jean-François ACHILLI disait qu'il y en avait marre d'entendre parler de "communication politique". C'est vrai que ce n'est pas le fort de nos dirigeants en ce moment !
"1 pas en avant, 2 pas en arrière, 1 pas sur le côté, 2 pas de l'autre côté" sur la fiscalité notamment... les Français n'y comprennent plus rien. Quant aux entreprises, elles avancent dans un climat d'instabilité permanent.
Ce dont nous avons le plus besoin aujourd'hui, c'est de stabilité et de confiance. Qui dit confiance, dit consommation, investissements, exportations et emplois. Les décisions politiques et économiques ne doivent pas avoir pour unique objectif les prochaines échéances électorales. Cela aussi, pour certains, c'est difficile à entendre.

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