La fleur, un quasi-monopole des Pays-Bas dont la production n'a rien de naturel

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Votre bouquet de fleurs avance masqué. Les méthodes utilisées pour le produire sont en contradiction totale avec sa fraîcheur et son naturel.

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Radio France
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Les fleurs symbolisent la nature, mais souvent en apparence seulement. (ANNETTE RIEDL / DPA)

Les couleurs, la fraîcheur, l'emballage : votre bouquet de fleurs avance masqué. 

Presque 50 molécules de pesticides différentes ont été retrouvées chez les vendeurs de fleurs français, dont les bouquets ne viennent pas du tout du coin de la rue. Le bouquet un produit de la mondialisation. Le Pays-Bas domine le marché. 

À Rungis, les fleurs sont emballées du plastique chez les producteurs étrangers, dans du papier chez les Français. Un signe qui montre le fossé entre deux visions qui s'affrontent. Ceux qui tentent de résister privilégient des produits locaux, de saison, une tendance récente qui trouve de plus en plus d'écho, face aux attentes de consommateurs de plus en plus sensibles aux problématiques écologiques.

La riposte s'organise

Sur la fleur, l'exigence du zéro défaut pour séduire les acheteurs a fait exploser le recours aux produits phytosanitaires. Et les Hollandais ont développé une logistique implacable.

Un collectif a été créé en France, le collectif de la fleur française, pour identifier et connecter le monde de la fleur tricolore. Il invite les fleuristes à vendre 30% de fleurs nationales, et indiquent cette provenance par une petite étiquette attachée sur le bouquet. Les fermes urbaines proposent aussi un nouveau mode de consommation, avec une cueillette proposée aux consommateurs. Bref, c'est toute une filière qui est à réinventer.

"C'est notre empreinte" est un podcast original de franceinfo, lancé à l'occasion de la COP26. Retrouvez d'autres épisodes sur l'application Radio France et nos plateformes de podcasts partenaires. 

Producteur : Étienne Monin

Rédactrice en chef : Marina Cabiten

Réalisateur : Alexandre Manzanares

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