Accusations de violences sexuelles contre Nicolas Hulot : "Ces femmes sont avant tout courageuses", salue l'écologiste Sandrine Rousseau

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L'écologiste Sandrine Rousseau félicite les femmes qui accusent Nicolas Hulot de violences sexuelles "d'avoir libéré leur parole".

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Sandrine Rousseau, invitée du 8h30 de franceinfo dimanche 24 octobre. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

"Ces femmes sont avant tout courageuses", a salué mercredi 24 novembre sur franceinfo l'écologiste Sandrine Rousseau, conseillère spéciale de Yannick Jadot sur les questions de précarité et de discrimination, après de nouvelles accusations d'agression sexuelle et de viol à l'encontre de Nicolas Hulot, qui doivent être diffusées dans Envoyé spécial sur France 2 jeudi 25 novembre. L'ancien ministre et animateur de télévision a démenti ces accusations mercredi 24 novembre sur BFM, annonçant quitter "définitivement" la vie publique.

"La parole des femmes doit toujours être respectée", souligne Sandrine Rousseau. "Si ces témoignages arrivent si tard, cela dit la difficulté de parler, et particulièrement quand on parle sur une personne qui est une des personnalités préférées des Français", poursuit-elle.

L'écologiste dit "merci" à ces femmes "d'avoir libéré leur parole". Si elle rappelle "la présomption d'innocence qui s'applique", elle dénonce le fait que les hommes soupçonnés de viols ou agressions sexuelles n'expriment "que des mots de dénigrement des victimes, que des mots de mensonges, que des mots de honte". Ces hommes "nient tous les faits qui leur sont incriminés".

La "violence vis-à-vis des femmes qui parlent"

Sandrine Rousseau pointe encore leur "violence vis-à-vis des femmes qui parlent. Toujours, les mots qui viennent sont : c'est une cabale, elles sont menteuses". Pour Sandrine Rousseau, aujourd'hui, il n'est "pas possible d'avoir cette défense-là".

Elle juge que Nicolas Hulot, dans son interview, "se pose en victime". Elle estime qu'a minima, il aurait pu avoir une parole pour les victimes. Elle déplore que dans le monde politique, il n'y ait pas "d'instance, de méthodologie permettant de gérer les témoignages des victimes". La conséquence est que "des dénonciations deviennent publiques et créent un ouragan, un problème politique majeur". Sandrine Rousseau constate que "le monde politique avait été épargné par la vague MeToo". Mais "il est temps", selon elle, "que le monde politique soit secoué par cette vague".

"Dans le monde politique, les affaires de violences sexuelles se traitent souvent, comme l'a dit d'ailleurs très bien Emmanuel Macron, d'homme à homme", ajoute Sandrine Rousseau. "Ce n'est pas la manière de gérer les violences sexuelles."

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