Présidentielle 2022 : Christophe Castaner déplore un "Concours Lépine de l’idée la plus radicale" à droite

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Présidentielle 2022 : Christophe Castaner déplore un "concours Lépine de l’idée la plus radicale" à droite
FRANCE 2
Article rédigé par
C. Roux - France 2
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Christophe Castaner, président du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale, était l’invité des "4 Vérités" de France 2, lundi 15 novembre pour évoquer le conflit migratoire à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, mais aussi le débat des Républicains, qui s’est tenu dimanche soir.

La crise migratoire est loin de s'apaiser à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne. Dans ce contexte, l’Europe envisage de nouvelles sanctions contre la Biélorussie, mais que faire des milliers de personnes piégées ? L’Europe doit-elle faire preuve d’humanité ou de fermeté ? "Les deux", selon Christophe Castaner. Sur le plateau de "4 Vérités" de France, lundi 15 novembre, le président du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale a évoqué une "attaque ciblée, décidée par le chef d’État biélorusse contre l’Europe, avec la volonté de la faire céder". L’ancien ministre de l’Intérieur l’a toutefois assuré, "l’Europe ne cédera pas, d’un point de vue diplomatique".

"Il faut à la fois une réponse de fermeté, mais aussi d’humanité. Il nous faut envoyer des moyens pour accompagner ces femmes et hommes qui sont sur place, et qui sont les otages d’un acte politique, militaire, d’une attaque hybride", a estimé Christophe Castaner. Ce dernier a en outre, rappelé qu’en termes de sécurité à la frontière, l’Europe bénéficie du dispositif Frontex, "que les Polonais n’ont pas souhaité utiliser". "La France n’a pas à envoyer des moyens militaires sur place, mais elle prendra ses responsabilités", a-t-il affirmé.

"Les Républicains oublient leurs propres échecs"

Face à ce conflit, l’Europe doit-elle décider de financer la construction d’un mur à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie ? "Je n’ai jamais vu de mur en dehors des périodes électorales, comme aux États-Unis, ou lors du débat de dimanche entre les candidats pour le Congrès des Républicains (LR), où les annonces les plus radicales semblent faire florès", a lancé Christophe Castaner. Sur ce sujet, concernant les critiques adressées lors de ce débat à la politique migratoire d'Emmanuel Macron, l’ancien ministre de l’Intérieur a jugé "dramatique" le fait que les Républicains "disent toujours la même chose qu’il y a cinq ans, dix ans, vingt ans, en oubliant leurs propres échecs".

"Sur la question migratoire, des choses ont été faites. Quand j’ai pris mes responsabilités de ministre de l’Intérieur, les deux premiers pays en matière de demande de protection, c’était l’Albanie et la Géorgie. Nous avons travaillé dès l’origine avec ces pays, qui sont aujourd’hui 11e et 12e", a-t-il tenu à rappeler, avant d'ajouter qu’il y a, selon lui, une "extrême droitisation" des Républicains. "On parle souvent de l’effet Zemmour, il est clair qu’il y a cet effet chez les responsables qui ont parlé hier. C’est le concours Lépine de l’idée la plus radicale qui soit", a-t-il poursuivi, estimant que Les Républicains sont "en décalage total" avec ce qu’attendent les Français.

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