Licences de pêche : "S'il n'y a pas de geste massif d'ici au 10 décembre, nous arrêterons ce dialogue" avec le Royaume-Uni, dit Clément Beaune

150 pêcheurs français sont toujours en attente de licence pour pouvoir aller dans les eaux britanniques.

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Radio France
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Clément Beaune, secrétaire d'État français chargé des Affaires européennes, le 17 septembre 2020. (FRANCEINTER / RADIOFRANCE)

"Les Britanniques le savent, la balle est dans leur camp", a déclaré Clément Beaune, lundi 29 novembre sur France Inter concernant le litige autour des licences de pêche dans la Manche et l'accord post-Brexit entre l'Union européenne et le Royaume-Uni. Alors que les négociations doivent se poursuivent lundi 29 novembre et mercredi 1er décembre, le secrétaire d'État aux Affaires européennes promet "de faire les comptes" en fin de semaine. "S'il n'y a pas eu de geste massif d'ici au 10 décembre, nous arrêterons ce dialogue" a-t-il indiqué, en référence à l'ultimatum imposé par la Commission européenne au gouvernement britannique, "une date limite, précise et publique".

Dans ce conflit autour des licences de pêches accordées aux pêcheurs français, Clément Beaune a dénoncé le manque de volonté et d'efforts entrepris par les Anglais. "Je vais être très honnête, c'est beaucoup trop lent et le rythme n'y est pas", a-t-il fustigé concernant le nombre de licences accordées (960 mais la France en demande 150 de plus). Selon lui, les Britanniques exigent des "documents, des précisions aux pêcheurs qui ne sont pas prévus par l'accord".

"D'ici au 10 décembre, nous espérons un règlement complet de cette affaire", a ajouté le secrétaire d'État aux Affaires européennes. "Malheureusement, je crois que l'échec du Brexit est masqué par un écran de fumée qui consiste à faire de l'Europe un punching ball quotidien", a déploré Clément Beaune.

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