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Brexit : Theresa May promet de maintenir son projet de relation commerciale étroite avec l'UE

La Première ministre britannique souhaite la création d'une nouvelle "zone de libre-échange" avec l'UE après le Brexit, malgré une forte opposition des partisans d'un Brexit dur. 

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France Télévisions
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La Première ministre britannique, Theresa May, le 24 juillet 2018 à Londres (Royaume-Uni).  (MATT DUNHAM / POOL / AFP)

Elle se refuse à tout "compromis".  Dans une tribune pour le journal The Daily Telegraph (lien en anglais), samedi 1er septembre, la Première ministre britannique, Theresa May, promet de maintenir son projet d'une relation commerciale étroite entre le Royaume-Uni et l'Union européenne après le Brexit

Theresa May a présenté en juillet un "Livre blanc", dans lequel elle propose notamment la création d'une nouvelle "zone de libre-échange" avec l'UE. Celle-ci reposerait sur un ensemble de règles communes concernant les biens et le secteur agro-alimentaire.

Ce "plan de Chequers" a immédiatement suscité l'opposition des tenants d'un Brexit dur. Ils considèrent ce projet comme un dévoiement du référendum ayant décidé la sortie de l'UE en juin 2016. Le projet de Theresa May a d'ailleurs provoqué les démissions fracassantes des ministres des Affaires étrangères, Boris Johnson, et du Brexit, David Davis. De leur côté, les dirigeants de l'UE ont mis en doute sa viabilité.

Je ne serai pas contrainte d'accepter des compromis concernant les propositions du 'plan de Chequers' qui ne sont pas dans notre intérêt national.

Theresa May

dans une tribune publiée par le "Daily Telegraph"

Un "no deal" plutôt que des concessions à Bruxelles

Le départ de la Grande-Bretagne de l'UE est programmé pour le 30 mars 2019. Londres et Bruxelles sont censés parvenir à un accord d'ici octobre, afin d'organiser leur divorce et de jeter les bases de leur relation future.

Theresa May a réitéré qu'elle préfère l'absence d'un accord plutôt que de faire des concessions à Bruxelles. "Nous serons prêts pour un 'no deal' (aucun accord) s'il le faut", écrit la Première ministre. La dirigeante a une nouvelle fois exclu la tenue d'un second référendum sur l'adhésion à l'UE.

"Poser la question une fois de plus serait une grave trahison de notre démocratie — et une trahison de cette confiance", affirme-t-elle. 

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