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Brésil : le président ordonne la levée des barrages routiers qui paralysent le pays

Les routiers brésiliens sont en grève depuis le début de la semaine. La mairie de Sao Paulo a décrété l'état d'urgence.

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France Télévisions
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Un barrage routier à Duque de Caxias, près de Rio de Janeiro (Brésil), le 25 mai 2018. (RICARDO MORAES / REUTERS)

"Le gouvernement aura le courage d'exercer son autorité." Le président brésilien Michel Temer a ordonné, vendredi 25 mai, la mobilisation des forces de sécurité fédérales pour lever les barrages routiers qui paralysent le Brésil depuis le début de la semaine.

"Nous n'allons par permettre que la population n'ait pas accès à des produits de première nécessité (...), que les hôpitaux n'aient pas les médicaments nécessaires pour sauver des vies", a expliqué l'impopulaire chef d'Etat dans une allocution au ton solennel.

Le ministre de la Défense brésilien a lancé un avertissement, peu après. L'armée "agira de façon rapide, coordonnée et énergique (...) pour libérer la circulation dans des zones critiques", a-t-il déclaré.

Une économie à l'arrêt, des vols annulés

Au cinquième jour du mouvement des routiers contre la hausse du prix du diesel, de nombreux axes restaient en effet bloquées par des barrages dans tout le pays, ainsi que l'accès aux raffineries, la plupart des stations-service de nombreuses grandes villes étant à sec. Les problèmes d'approvisionnement majeurs causés par cette grève ont affecté l'ensemble de l'économie, dans cet immense pays qui n'a quasiment pas de réseau ferroviaire et où 60% du transport de marchandises s'effectue par la route.

"Nous avons accepté les douze revendications prioritaires des routiers, qui se sont engagés à mettre fin aux barrages immédiatement. Mais malheureusement une minorité radicale a continué de bloquer les routes", a regretté Michel Temer.

La situation est critique dans la capitale Brasilia, avec l'annonce de l'annulation des premiers vols, dont deux internationaux, les réserves de kérosène de l'aéroport local étant épuisées. Le maire de la ville a donc décrété l'état d'urgence pour pouvoir "réquisitionner ou saisir des biens privés, comme par exemple du combustible qui serait stocké dans une station-service".

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