Algérie : trois opposants arrêtés à deux jours des élections législatives

Ces élections, qui doivent apporter une nouvelle légitimité au pouvoir en place, sont rejetées par le mouvement contestataire algérien.

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France Télévisions
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L'opposant Karim Tabbou lors de sa sortie de prison, le 2 juillet 2020 à Tipasa (Algérie). (RYAD KRAMDI / AFP)

L'opposant Karim Tabbou, figure du Hirak, le directeur d'une station de radio proche de ce mouvement prodémocratie et un journaliste indépendant ont été arrêtés à la veille des élections législatives en Algérie, ont annoncé leurs entourages respectifs, jeudi 10 juin.

L'opposant Karim Tabbou a été arrêté "près de chez lui", a écrit son frère Djafar sur sa page Facebook, jeudi. Le journaliste et directeur de la station Radio M et du site d'information Maghreb Emergent, Ihsane El Kadi, a, lui, été interpellé par les services de sécurité à la sortie de son bureau à Alger en fin d'après-midi, a rapporté Radio M. Le journaliste indépendant Khaled Drareni, directeur du site d'information Casbah Tribune et symbole du combat pour la liberté de la presse en Algérie, est de son côté "détenu" depuis cette nuit à "la caserne militaire d'Antar à Alger", rapporte vendredi sur Twitter Christophe Deloire, le président de Reporters sans frontières.

Ils ont déjà eu maille à partir avec la justice

Condamné à une lourde peine de prison mais en liberté provisoire, Khaled Drareni est en attente d'un nouveau procès. Karim Tabbou, 47 ans, avait été libéré le 29 avril sous contrôle judiciaire après une altercation avec Bouzid Lazhari, le président du Conseil national des droits de l'homme, un organisme officiel.

Quant à Ihsane El Kadi, il a été placé sous contrôle judiciaire le 18 mai. Il est accusé de "diffusion de fausses informations à même de porter atteinte à l'unité nationale", "perturbation des élections" et "réouverture du dossier de la tragédie nationale" des années 1990.

Ces arrestations ont lieu à 48 heures des législatives anticipées censées apporter une nouvelle légitimité au régime mais rejetées par le mouvement contestataire Hirak et une partie de l'opposition, sur fond de répression généralisée.

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