COP26 : "Des promesses ont été faites mais les jeunes ne seront satisfaits que quand ils verront les actions", selon Youth for Climate

Des manifestations sont organisées samedi 6 novembre pour la journée mondiale d'action contre l'inaction climatique parallèlement à la COP26 qui se déroule à Glasgow.

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Radio France
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Dans le cortège de la manifestation pour le climat à Glasgow en marge de la COP26 le 5 novembre 2021. Photo d'illustration. (EWAN BOOTMAN / NURPHOTO)

"Des promesses ont été faites mais les jeunes ne seront satisfaits que quand ils verront les actions, quand nous serons rentrés chez nous après la COP26", a déclaré Adelaïde Charlier samedi 6 novembre sur franceinfo, depuis le cortège de la manifestation pour la Journée mondiale d'action pour l'inaction climatique, en marge de la COP26 à Glasgow. "Grâce à cette première semaine, les pays seront obligés de se dire qu'ils doivent aller plus loin et changer la manière dont ils vivent chez eux", a ajouté la cofondatrice du mouvement citoyen pour le climat Youth for Climate.

franceinfo : Greta Thunberg, qui a initié votre mouvement, dit que la COP26 est un échec, une "célébration du blaba", un "festival de greenwashing". Alors, pourquoi manifester ?

Adelaïde Charlier : Vous savez, nous avons entendu beaucoup de discours cette première semaine. Maintenant, nous voulons nous assurer que les différentes promesses, celles de la COP26 mais aussi celles de la COP21 (l'accord de Paris, visant à limiter le réchauffement planétaire entre 1,5° et 2°C), il y a 6 ans, soient réellement suivies d'actions. Ce n'est pas le cas pour le moment. On atteint un réchauffement planétaire de 2,7 degrés ! La promesse de Paris n'est pas tenue. Aujourd'hui, nous sommes dans les rues pour demander que cette promesse soit tenue à la COP26, mais aussi, pour que des actions concrètes soient proposées une fois rentrés dans nos pays.

Que retenez-vous de la première semaine de la COP26 ?

Il y a quand même des actions dans le bon sens. Après j'attends par exemple de mon pays, la Belgique, un alignement sur des pays plus ambitieux. La Belgique a fait un beau discours en disant que nous étions l'un des leaders du monde. En attendant, nous ne faisons pas partie de ces leaders des Nations unies qui veulent avoir plus d'ambition et qui poussent pour qu'on aille plus loin. Certains font mieux que d'autres mais un rapport de différents scientifiques, que j'ai regardé il y a quelques jours, explique qu'aucun des pays dans le monde aujourd'hui n'est en ligne avec l'accord de Paris.

L'accord de Paris a 6 ans, nous en sommes toujours aux discussions ici, à la COP26. N'est-ce pas un peu décourageant pour vous?

Cela peut être très décourageant, mais je garde espoir quand je vois la mobilisation des citoyens. De plus en plus de citoyens commencent à trouver des alternatives, des moyens de vivre différemment pour respecter le monde dans lequel on vit. J'ai beaucoup d'espoir envers les citoyens et surtout les mobilisations massives. Je vois de réels changements autour de moi, mais ce n'est pas à cause des engagements politiques, c'est grâce aux engagements des citoyens. Donc aujourd'hui, je suis persuadée que le mouvement qu'on a lancé permet de mettre la pression sur les politiciens, mais il permet surtout aux citoyens de s'engager pour initier le changement, déjà de notre côté. Et on espère que les politiciens vont suivre.

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