Vidéo Présidentielle 2022 : "Je ne vois pas de problème avec l'immigration" en France, déclare Yannick Jadot

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France Télévisions

"Il faut une politique migratoire européenne. C'est par l'Europe que l'on construira notre responsabilité, y compris en tenant nos obligations", a déclaré le candidat écologiste à l'élection présidentielle. 

C'est un thème qui revient à chaque campagne électorale. Invité du "20h22" de France 2, le candidat d'Europe Ecologie - Les Verts à l'élection présidentielle, Yannick Jadot, a évoqué la question de l'immigration. Mais les mots qu'il a employés tranche avec le discours porté ces dernières semaines par les candidats de droite. "Moi je ne vois pas de problème avec l'immigration en France aujourd'hui", a ainsi relevé l'eurodéputé.  

"Nous avons les réfugiés", dont l'accueil "relève de notre devoir d'humanité. Cela relève de nos obligations au regard du droit européen et au regard du droit international", a-t-il déclaré sur le plateau de France 2.

"Il faut une politique migratoire européenne. C'est par l'Europe que l'on construira notre responsabilité, y compris en tenant nos obligations", a-t-il ajouté, fustigeant sans la nommer l'annonce du gouvernement polonais de commencer la construction d'un mur sur la frontière avec la Biélorussie, pour empêcher le passage des migrants. Soit des méthodes "de dictateur : des murs, des barbelés, des miradors." 

Les médecins et infirmiers étrangers "qui font tourner l'hôpital public"

Il a par ailleurs évoqué le cas du regroupement familial. "Quand j'entend la droite dire : on va réduire de moitié le regroupement familial. Qu'est-ce que ça veut dire ?", a-t-il lancé, rappelant qu'était concernée "la famille proche". "Si on écoute les Républicains, on prend un enfant sur trois ?", a-t-il demandé. "C'est complètement absurde."

Toujours en guise d'exemple, le candidat écologiste a cité "les 35 000 médecins migrants qui font tourner l'hôpital public", ainsi que les 40 000 infirmières et infirmiers". "On fait quoi ? On les renvoie ? Dans cette situation ?", a-t-il encore demandé, faisant allusion au manque de personnel hospitalier alors que se prolonge la crise sanitaire liée au Covid-19.

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