La SNCF a supprimé plus de 1 900 postes en 2020, soit 1,3% de ses effectifs

Les syndicats ont dénoncé le dernier bilan social présenté par le groupe ferroviaire public.

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Image d'illustration à la gare de Lyon, le 22 octobre 2021 à Paris. (QUENTIN DE GROEVE / HANS LUCAS / AFP)

La SNCF a supprimé 1 946 postes en 2020, ce qui a fait descendre l'effectif total du groupe public ferroviaire à 150 774 salariés, selon le bilan social du groupe consulté par l'AFP, jeudi 18 novembre. Les suppressions de l'année passée représentent donc une baisse de 1,3% par rapport à 2019. Par rapport à 2018, l'effectif total a diminué de 3,2%, avec la suppression de 5 046 postes.

"Cette baisse atteint 2,9% pour le collège exécution" avec 2 120 postes supprimés, dont 203 postes de conducteurs de trains, par exemple. Les effectifs du "collège cadre", eux, ont augmenté de 1,6% avec 548 postes créés, note la direction. L'effectif des agents de maîtrise a, lui, diminué de 0,8%, avec 374 postes supprimés. Au total, le groupe a recruté 3 846 personnes l'an dernier, après 4 121 embauches en 2019, soit une chute de 6,7% des recrutements.

Un "constat alarmant", selon les syndicats

Pour le syndicat Unsa-ferroviaire, "le constat est alarmant", avec un bilan dans "la continuité des précédents". Le deuxième syndicat représentatif de la SNCF relève par ailleurs la flambée des départs en cours de période d'essai (360 départs, +22,4% par rapport à 2019). La direction note de son côté que ces départs rejoignent le "niveau constaté en 2018", après un recul l'an dernier.

Mais, déplore l'Unsa-ferroviaire, "trop d'agents", à tous les niveaux de l'entreprise, "éprouvent un sentiment de mal-être au sein du groupe". Depuis "plusieurs mois, notre organisation syndicale ne cesse d'alerter la direction de la SNCF sur le climat lourd et pesant", souligne-t-elle, en pointant un "manque de reconnaissance", le "gel des salaires", des "restructurations à tout-va" et le cadre toujours "non défini socialement" de l'ouverture à la concurrence.

Le syndicat SUD-Rail proteste aussi contre "le pourrissement de la situation sociale" et critique "les bilans sociaux catastrophiques" rendus "année après année" par la SNCF, dont celui de 2020 "ne déroge pas à la règle". Le troisième syndicat du groupe fustige "le choix" de la direction de "supprimer des emplois de terrain pendant qu'elle recrute des cadres". "Comme l'année précédente, ce sont surtout les postes d'exécution qui sont impactés" en 2020, dénonce SUD-Rail.

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