Industrie : les présidents de la République face aux fermetures d'usines

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Industrie : les présidents de la République face aux fermetures d'usines
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Les derniers présidents de la République ont dû faire face à des fermetures d'usines. Des situations difficiles que chacun a tenté de gérer à sa façon.

"Les promesses n'engagent que ceux qui les croient" : l'adage serait de Jacques Chirac. En 2003, alors qu'un conflit a lieu à Metaleurop, le président de la République a pris le parti des salariés, demandant "au gouvernement de proposer des dispositions législatives pour que des agissements aussi scandaleux ne demeurent pas impunis". Au sujet des conflits sociaux, Lionel Jospin expliquait qu'il ne "faut pas attendre tout de l'État ou du gouvernement". Un aveu d'impuissance pour le Premier ministre de l'époque face à Michelin qui, en 1999, a supprimé 1 800 emplois.

Les regrets d'Emmanuel Macron

Plusieurs chefs de l'État se sont opposés à des fermetures d'usine comme Nicolas Sarkozy en 2007 face à ArcelorMittal à Gandrange (Moselle). C'est devant les salariés de cette entreprise, à Florange, que François Hollande a été faire campagne en 2012. Une fois élu, s'il est bien revenu sur place, sa promesse de rouvrir les gros fourneaux est restée lettre morte. En visite auprès d'anciens salariés de Whirlpool lundi 22 novembre à Amiens (Somme), Emmanuel Macron concédait son propre échec en matière de politique industrielle. "On s'est fait avoir collectivement", a-t-il déclaré.

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