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Pour Bercy, l'entrée de l'Etat au capital de PSA "n'est pas à l'ordre du jour"

Ce matin, le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, n'avait pourtant pas exclu cette hypothèse. 

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Une chaîne d'assemblage du site PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le 28 janvier 2013. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

L'Etat français étudie la possibilité de voler au secours du constructeur PSA Peugeot Citroën, en grande difficulté financière, via une entrée au capital si celui-ci en faisait la demande, rapporte vendredi 8 février le quotidien Libération. C'est une piste "possible", a confirmé le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, sur BFM TV. "Soyons clair, cette entreprise ne peut pas, ne doit pas disparaître. Donc il faudra faire ce qu'il faudra pour que cette entreprise" subsiste, a-t-il ajouté.

"La participation de l'Etat au capital de PSA n'est pas à l'ordre du jour", a cependant indiqué l'entourage du ministre de l'Economie et des Finances Pierre Moscovici, en réaction aux propos de Jérôme Cahuzac.

"La situation du groupe inquiète l'exécutif. A tel point que, selon nos informations, l'éventualité d'une entrée de l'Etat au capital de PSA est examinée de près à l'Elysée", écrit Libération sans citer ses sources. Le quotidien précise qu'il ne s'agit, "à ce stade, que d'une hypothèse de dernier recours, au cas où le groupe ne parviendrait pas à endiguer ses pertes"."Mais si une augmentation de capital se révélait indispensable, l'Etat pourrait y participer", indique une "source élyséenne" au journal, précisant toutefois qu'il reviendra à la direction du constructeur automobile de mettre la question sur la table.

Une garantie de 7 milliards d'euros déjà accordée

L'Etat a accordé une garantie de 7 milliards d'euros à la banque interne de PSA en octobre dernier en échange d'un droit de regard sur "toute opération affectant le contrôle ou le périmètre du groupe". Selon Libération, le gouvernement aurait aussi envisagé que Louis Gallois prenne la suite de l'actuel patron actuel de PSA, Philippe Varin, dont le mandat arrive à échéance en mai. "La piste de son remplacement par Louis Gallois semble avoir été envisagée au sein de l'exécutif. Mais, selon nos informations, l'ancien patron d'EADS a fait savoir qu'il n'était pas candidat", écrit le quotidien.

PSA Peugeot Citroën a annoncé, jeudi soir, des dépréciations d'actifs massives de 4,7 milliards d'euros pour l'exercice 2012. Cela devrait entraîner une perte annuelle d'ampleur astronomique. La publication des résultats annuels du constructeur est prévue mercredi.

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