A Grenoble, la mairie accepte les chiens au travail

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France Télévisions Rédaction Culture

Depuis le mois de juin, salariés et élus peuvent venir au bureau avec leurs toutous. Une  expérimentation pour le bien-être des propriétaires et des animaux de compagnie. #IlsOntLaSolution

Pixel est un labrador heureux. Depuis quelques mois, il est moins souvent seul à la maison. Il accompagne régulièrement son maître, adjoint au maire de Grenoble, à l’Hôtel de ville. Son propriétaire y trouve aussi son compte. Entre deux réunions, voir son animal de compagnie lui redonne de l’énergie. "C’est un vrai plaisir. Ca déstresse" reconnaît Maxence Alloto.  Agents ou élus, ils sont cinq à venir au bureau avec leur fidèle compagnon. Martine Villalta, coordinatrice à la direction générale de la mairie, emmène son Yorkshire qui s’est très vite adapté à son nouvel environnement. "Dans les pièces qui sont ouvertes, il va dire bonjour et puis il ressort. Puis, il trace sa route et court jusqu’à mon bureau. Dès que quelqu’un passe, il veut aller voir donc je ferme la porte. Il est toujours content d’avoir des visites et de voir du monde" témoigne cette employée.

Bien-être animal 

Si certaines entreprises privées acceptent d’accueillir les animaux de compagnie de leurs salariés, dans les collectivités, c’est rare. La municipalité de Grenoble mène cette expérimentation exclusivement avec des chiens depuis le mois de juin. L’objectif premier de cette démarche est le bien-être animal. "Beaucoup de gens ont adopté des animaux pendant les confinements. Depuis que le travail en présentiel a repris, il y a une augmentation de plus 30% des abandons" regrette Sandra Krief, conseillère municipale à Grenoble et membre du Parti animaliste. Cette initiative a aussi pour but de créer du lien entre les salariés. Mais pas question d’imposer la présence d’animaux à ceux qui ne le souhaitent pas. Chiens et maîtres sont au premier étage. Un règlement intérieur a également été mis en place pour éviter d’éventuels problèmes de cohabitation. "L’intérêt, c’est que cela se généralise dans le privé et le public, que cela donne des idées à d’autres municipalité aussi" espère Sandra Krief. Au Royaume-Uni, le concept tend à se développer.

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