Indemnité inflation : "Des aides palliatives, mais qui ne vont pas vraiment changer les choses", estime la fédération des associations étudiantes

Cette indemnité "devrait toucher l'intégralité des étudiants", demande Cécile Thévenet.

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Radio France
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Le campus de l'université de Nantes en septembre 2020. (ROMAIN BOULANGER / MAXPPP)

"Ces aides sont palliatives, mais ne vont pas vraiment changer les choses", a estimé vendredi sur franceinfo Cécile Thévenet, membre du bureau national de la Fage (Fédération des associations générales étudiantes), alors que Barbara Pompili a confirmé sur franceinfo que l'indemnité de 100 euros versée par le gouvernement pour amortir la crise du pouvoir d'achat concernera "les étudiants boursiers, les apprentis et les étudiants qui sont fiscalement autonomes".

L'indemnité inflation "n'est pas assez large, estime Cécile Thévenet pour qui cette indemnité "devrait toucher l'intégralité des étudiants". Chaque année, la Fage réalise un indicateur du coût de la rentrée. Cette année il est de 2 392 euros, et "augmente d'année en année", rappelle la porte-parole de la fédération d'associations étudiantes. Elle cite le problème de l'augmentation des loyers et "des frais de vie courante".

"La précarité étudiante ne cesse de croître".

Cécile Thévenet, de la Fage

à franceinfo

Le fait que cette aide sera versée par le Crous "est une bonne chose, parce que ce sont les aides sociales qui vont aider les étudiants", note-t-elle toutefois. La Fage "réclame une réforme structurelle des aides sociales", avec notamment l'élargissement des critères sociaux pour les aides, au lieu de "mesures palliatives", citant "les repas à 1 euro" pendant le confinement.

Les non-boursiers aussi touchés par la précarité

Autre problème, seuls les boursiers, les apprentis et les étudiants indépendants fiscalement toucheront l'enveloppe de 100 euros, or "il y a énormément d'étudiants qui sont en dehors du système de bourse". "Ils sont issus des classes sociales moyennes et pour autant leurs parents ne peuvent pas les aider", indique Cécile Thévenet.

"Énormément d'étudiants ne peuvent pas se nourrir et vont faire des demandes dans les épiceries sociales et solidaires, a insisté Cécile Thévenet. Un étudiant sur deux doit se salarier en plus de ses études pour subvenir à ses besoins et ce ne sont pas forcément des boursiers".

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