"Cupid and Death" : quand l'humour anglais du 17e siècle s'empare de la scène

Un ovni théâtral. Du 10 au 13 novembre, le Théâtre de Caen ressuscite "Cupid and Death", une oeuvre musicale baroque, quintessence de l'humour anglais, sans limite et sans frontière. Un spectacle à découvrir à Paris à partir du 18 novembre.

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France Télévisions Rédaction Culture
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L'ensemble musical Correspondances sur la scène du Théâtre de Caen. (France 3 Normandie)

En ce mois de novembre, le Théâtre de Caen se met à l'heure anglaise. Cupid and Death est un "mask", une fantaisie théâtrale écrite par James Shirley et mise en musique par Christopher Gibbons et Matthew Locke au 17e siècle. Un ovni artistique que le musicien Sébastien Daucé et les metteurs en scène Jos Houben et Emily Wilson ont décidé de ressusciter. Du 10 au 13 novembre à Caen puis en tournée en France et en Belgique.

"Cupid and Death" au Théâtre de Caen

"Ce que vous allez voir ce soir est une pièce musicale, mais ce n'est pas de l'opéra. Il y a aura du texte parlé, mais ce n'est pas du théâtre. C'est un objet." Sur scène, l'un des comédiens prévient les spectateurs. La pièce à laquelle ils vont assister est un objet artistique non identifié. Ni opéra, ni pièce de théâtre, une mascarade au rythme effréné et à l'humour débridé, le tout sur fond de musique baroque. Le "mask "ou "masque" en français est un genre théâtral très populaire au 17e siècle. Mêlant danse, comédie, chant et parfois même pyrotechnie, c'est l'essence même du spectacle total. Un style que Sébastien Daucé, musicien amoureux du baroque et grand dénicheur d'oeuvres oubliées, a souhaité ressusciter.

Une oeuvre oubliée d'une grande modernité

Après Le Ballet royal de la Nuit (2016), Cupid and Death est la deuxième création du claveciniste et de son ensemble musical Correspondances au Théâtre de Caen, où ils sont en résidence depuis 5 ans. Épaulé par le duo Jos Houben et Emily Wilson à la mise en scène, Sébastien Daucé a eu à coeur de présenter au public cette oeuvre oubliée du poète et dramaturge britannique James Shirley : "Le mask c'est surtout une comédie, généralement très fantasque avec un humour très anglais et la musique et la danse qui s'insèrent là-dedans. Je trouve que, alors que c'est un genre très ancien qui a disparu, quand on le ranime au 21e siècle, ça prend une saveur très particulière".

Une saveur très particulière que l'on doit sans doute à la liberté totale laissée par les metteurs en scène aux comédiens et musiciens. Sur scène, tout le monde déambule ensemble, dans un joyeux désordre pour conter les mésaventures de Cupidon et de la Mort dont les flèches ont été échangées. Les amoureux tombent raides morts quant aux ennemis jurés, ils s'enlacent, soudain frappés d'amour. Une fantaisie chantée et parlée que n'auraient pas reniée les Monty Python, autres célèbres ambassadeurs de l'humour anglais.

Cupid and Death
Théâtre de Caen du 10 au 13 novembre
Théâtre de l'Athénée à Paris Du 18 au 27 novembre 2021 - 20h, 16h le dimanche, Grande salle



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