Dans les Landes, l'abbatiale de Saint-Sever, joyau de l'art roman, a retrouvé sa splendeur d'antan

Après plusieurs années d’importants travaux, l’édifice du 11e siècle, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, a entièrement rouvert ses portes au public.

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France Télévisions Rédaction Culture
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L'abbatiale de Saint-Sever après sa restauration  (L. Montiel / France Télévisions)

Les visiteurs peuvent à nouveau admirer tous les trésors de l’église-abbatiale de Saint-Sever. En travaux depuis 2013, la restauration de ce site emblématique landais est terminée.  

L'abbatiale de Saint-Sever rénovée

Une cure de jouvence

Les lustres brillent de mille feux pour mettre en valeur la beauté retrouvée de ce monument historique fondé en 988. Du sol au plafond, tout a été quasiment nettoyé, lustré ou rénové. Le chœur, la nef, les peintures murales ont bénéficié d’une véritable cure de jouvence.

"23 mètres de haut, 35 mètres de large, 70 mètres de long, c’est un grand édifice. C’est le plus gros chantier de rénovation de ces dernières années dans les Landes mais aussi en Aquitaine" rapporte Francis Lafargue, technicien des Bâtiments de France. Ce chantier exceptionnel a mobilisé le talent d’une cinquantaine d’artisans : tailleur de pierre, menuisier, ébéniste ou encore serrurier.  

Un témoignage architectural riche  

Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1998 au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, l’abbatiale marque le début de l’art roman. Mais le monument a évolué au fil des siècles, en fonction des destructions et des reconstructions. Son chœur a conservé un très rare chevet à 7 absides échelonnées du 11e siècle. Ce qui en fait un édifice majeur de la période du Moyen-Age.

Autres richesses de l'abbatiale : son autel du 17e siècle ou encore les 150 chapiteaux qui relient colonnes et arcs de voûte. Ces derniers "ont été taillés à l’époque romane à main levée donc aucune feuille n'est identique. Et en même temps, ils ont beaucoup d’élégance et de force. Cela a été un vrai bonheur de pouvoir les chouchouter, les remettre en valeur et découvrir toute cette diversité" témoigne Valérie Tatin-Sauzet, sculptrice et restauratrice de monuments.  

Parmi les trésors de l'abbatiale, cet autel du 17e siècle  (L. Montiel / France Télévisions)

Trois millions et demi d’euros auront été nécessaires pour que l’abbatiale retrouve toute sa flamboyance. L'édifice n’avait pas été rénové depuis plus d’un siècle.      

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